Des problèmes de traduction dans la version espagnole de The Squid Game

Le dernier succès de la plateforme audiovisuelle Netflix fait fureur dans le monde entier et est devenu une véritable mine d’or pour l’entreprise américaine. En fait, le succès est tel que le créateur pense déjà à une deuxième saison.

De la colère parmi les traducteurs espagnols à cause de la post-édition de The Squid Game sur Netflix.

Néanmoins, ce succès contraste avec la colère d’un secteur professionnel essentiel pour l’internationalisation des contenus : la traduction des sous-titres.

ATRAE dénonce l’utilisation d’un logiciel défectueux

À la mi-octobre, l’ATRAE (Association de Traduction et d’Adaptation Audiovisuelles en Espagne) a publié un communiqué officiel reprochant à Netflix d’avoir utilisé un logiciel de qualité douteuse au lieu d’engager des professionnels espagnols pour traduire la version castillane.

Selon le journal ABC, « la post-édition est une (mauvaise) pratique consistant à introduire le texte original dans un logiciel de traduction automatique. Ensuite, la traduction de ce logiciel est envoyée à un traducteur humain qui révise et essaie de le rendre le plus lisible possible, étant donné que le texte produit par l’algorithme est d’une qualité plus que douteuse. Bien sûr, le traducteur humain reçoit une rémunération dérisoire, ce qui l’oblige à travailler d’arrache-pied afin de boucler les fins de mois » (source en espagnol).

Voici le communiqué officiel (ici en espagnol) traduit en français :

L’ATRAE prend position contre la post-édition et exhorte les grandes plateformes audiovisuelles à bannir ces pratiques et à cesser de nuire à un secteur déjà trop précaire.

C’est avec un certain étonnement et une certaine stupéfaction que nous avons reçu la nouvelle que The Squid Game, la série qui figure en tête des plus regardées sur Netflix depuis des semaines et sur laquelle des centaines d’articles ont été écrits faisant allusion à sa qualité, a été sous-titrée avec une traduction automatique post-éditée.

En tant que traducteurs, nous ne comprenons pas comment non seulement ce travail, mais n’importe quel travail, peut être laissé entre les mains d’un algorithme de traduction qui produit des résultats médiocres qui doivent ensuite être corrigés par un professionnel pour un prix dérisoire.

De toute évidence, il s’agit d’un nouveau clou dans le cercueil de la précarité du secteur, qui non seulement doit subir des intermédiaires qui prennent des commissions pantagruéliques de ce que les distributeurs paient, mais qui délègue désormais l’essentiel du travail à une machine, puis transmet le résultat (déficient) à un humain pour qu’il fasse ce que le logiciel n’a pas pu faire, pour un prix nettement inférieur, bien sûr.

Cette nouvelle intervient au moment même où l’on constate que Netflix augmente les tarifs de ses abonnés, ce qui rend encore plus intolérable le fait que de telles économies soient réalisées dans la traduction des œuvres, ce qui se traduit par un contenu moins bon pour les clients, tout en maximisant les profits au détriment de la qualité du contenu.

L’ATRAE exhorte les plateformes à s’adresser à leurs fournisseurs pour qu’ils cessent d’utiliser la traduction automatique post-éditée et qu’ils fassent confiance au talent humain des traducteurs, qui est vaste, abondant et constitue le seul moyen pour les productions Netflix (ou celles de tout distributeur) d’atteindre les téléspectateurs avec la qualité qu’ils méritent. Agir autrement ne peut qu’aboutir à des résultats médiocres, qui se traduiront inévitablement par une perte de réputation, de clients et d’argent pour les distributeurs, un service médiocre pour les utilisateurs et une précarisation accrue du secteur. Le pain (dur et sec) pour aujourd’hui, la faim pour demain.

Les clients sont encouragés à faire connaître leur mécontentement concernant la qualité de la traduction du contenu pour lequel ils paient religieusement tous les mois, ainsi qu’à publier sur les réseaux et marquer l’option « Signaler un problème » qui se trouve dans l’onglet « Activité de visionnage » de leur profil Netflix.

FV Traductions soutient ce communiqué et considère que le talent humain ne doit pas être remplacé par des logiciels de traduction automatique dans le seul but de réduire les coûts. Le respect des traducteurs professionnels (et tout d’autre métier) doit être la base de tout projet de traduction, quelles que soient les langues et les cultures concernées. On souhaite que cela soit corrigé pour la prochaine saison de The Squid Game et pour les séries et films à venir sur Netflix.

L’espace de travail d’un auto-entrepreneur

L’arrivée des nouvelles technologies a provoqué une nouvelle révolution industrielle. Un ordinateur connecté à internet permet de développer de nombreux métiers depuis n’importe quel coin du monde.

Travailler au bureau ou à la maison ?

Pour les métiers de la traduction et de la rédaction, ces technologies permettent de choisir l’endroit où on veut travailler. En gros, les auto-entrepreneurs ont deux possibilités : travailler à la maison ou louer un bureau.

Choisir un bureau (ou un espace Coworking) est toujours une bonne option si auparavant on était salarié. De cette façon, on ne change pas la dynamique de notre vie professionnelle et, d’ailleurs, cela permet de rencontrer d’autres professionnels et d’accueillir des clients dans un environnement adéquat.

Autrement, la plupart des auto-entrepreneurs décident de rester à la maison, ce qui permet d’économiser (pas de loyer extra pour le bureau), mais cette vie professionnelle devient un peu plus solitaire.

L'auto-entrepreneur et son lieu de travail

Conseils pour travailler à la maison

Tout le monde n’adopte pas forcément les bons gestes pour développer son activité professionnelle à la maison. C’est pourquoi on vous donne quelques conseils que FVTraductions applique dans son quotidien.

Réveillez-vous toujours à la même heure

La routine permet de se concentrer et d’organiser la journée. En plus, cela laisse place à vos clients pour vous contacter facilement, car ils sauront à partir de quelle heure vous appeler pour vous proposer des nouvelles missions. Le fait de se réveiller tous les jours à la même heure permet de ne pas laisser passer une bonne opportunité.

Établissez un emploi du temps

En fonction de votre charge de travail, faîtes un planning pour repartir les missions à accomplir. C’est évident, mais il fallait le spécifier.

Habillez-vous comme si vous alliez au bureau

C’est important d’enlever le pyjama et de s’habiller comme si vous alliez sortir. Cela vous permettra de passer en mode actif. Et ne trichez pas : il ne suffit pas de porter une chemise et de garder le pantalon de pyjama.

Créez un environnement de travail

Quatre aspects fondamentaux :

  1. Ordre : évitez d’accumuler les feuilles et les post-its partout.
  2. Éclairage : privilégiez la lumière du jour en vous installant proche d’une fenêtre.
  3. Matériel : prévoyez tout le matériel nécessaire pour votre journée.
  4. Professionnel : essayez de bien différencier les espaces de vie professionnelle et personnelle.

Faîtes souvent des petites pauses

Maintenir le niveau de concentration pendant 8 heures de suite n’est pas viable. Afin d’assurer la productivité de votre activité et votre performance, établissez des petites missions (1h 30 environ) suivies d’un temps de pause pour boire un café, manger, envoyer quelques messages ou faire un bref appel téléphonique.

Soyez responsable et professionnel

Respectez les délais et ne perdez pas votre temps professionnel à cause du loisir. Si vous répondez correctement aux attentes de vos clients, vous arriverez à les fidéliser.

N’oubliez pas de rester en contact avec vos clients afin de les tenir au courant de l’évolution de leurs projets.

Formez-vous régulièrement

Même si vous avez beaucoup de travail et de clients, c’est toujours important de rester à jour. Les métiers de la traduction et de la rédaction évoluent et, par conséquent, les professionnels doivent s’adapter et s’améliorer constamment.

Les traducteurs et les personnes bilingues

Malheureusement, dans le domaine de la traduction (et aussi de l’interprétation), on remarque depuis quelques années une sorte d’intrusion professionnelle qui touche tous les traducteurs professionnels en général.

Traducteur ≠ Personne bilingue

Lors de la phase de prospection de nouveaux clients, tous les traducteurs ont déjà reçu une réponse (ou plusieurs) plus ou moins similaire : « Ma sœur est totalement bilingue », « J’ai étudié à l’étranger, je suis bilingue » ou « Nous avons des salariés bilingues qui peuvent traduire nos documents ». Il semble exister une « légende urbaine » qui affirme que toute personne bilingue peut être un traducteur, mais rien n’est moins vrai : le bilinguisme n’est qu’une partie des métiers de la traduction.

Alors que la traduction est une profession qui nécessite plusieurs années d’études et de pratique, ce qui implique une maîtrise (notamment grammaticale et culturelle) de deux langues, le bilinguisme est une caractéristique personnelle acquise (généralement dès le plus jeune âge) qui donne à une personne la capacité de s’en sortir confortablement dans toute situation sociale dans deux langues différentes.

C’est vrai que la plupart des traducteurs sont bilingues, mais cela ne marche pas à l’inverse, car toutes les personnes bilingues ne sont pas de traducteurs. Par exemple, une personne bilingue ne possèdera généralement pas les connaissances grammaticales nécessaires pour pouvoir traduire un texte sans aucune erreur.

Les traducteurs et les personnes bilingues

Les qualités d’un vrai traducteur

En plus de parler couramment une autre langue, le traducteur doit présenter d’autres qualités tout aussi importantes :

Culture générale et curiosité

Pour être un bon traducteur professionnel, il faut lire et apprendre constamment. Il sera appelé à traduire sur différents sujets, donc il passera des heures et des heures à lire des journaux, des magazines et d’autres documents afin d’étancher sa soif d’apprendre.

Aisance rédactionnelle

Sans jamais trahir le texte source, le traducteur doit écrire de façon fluide et accessible. Éviter les lourdeurs, les fautes d’orthographe ou de syntaxe est fondamental dans ce métier. Parfois, le traducteur devra devenir rédacteur ou encore un véritable écrivain.

Polyvalence professionnelle

Bien sûr, l’activité principale d’un traducteur est la traduction. Néanmoins, chaque traduction comprend plusieurs étapes : détermination du contexte et du public cible, vérification des sources, traduction, relecture, mise en page, livraison… Il s’agit d’un professionnel polyvalent.

Expertise et expérience

Oui, l’expérience est importante pour tous les métiers, mais pas fondamentale. Pourtant, afin de trouver les bons termes et de rendre une traduction de première qualité, les traducteurs ont tendance à se spécialiser dans quelques domaines spécifiques (littérature, marketing, sports, animaux, musique…).

Flexibilité et adaptation

Un traducteur professionnel doit comprendre la finalité du texte et s’adapter afin d’identifier les subtilités et maintenir la technicité du contenu. Le but n’est pas d’exprimer l’idée et les intentions du traducteur, mais bien celles du client.


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Le Petit Prince et la traduction

Comme tout le monde le sait, Le Petit Prince est le livre français le plus traduit de l’histoire. Ce fait ne peut pas passer inaperçu pour les experts en traduction. En effet, celui-ci a été le sujet du mémoire de licence de Fernando Vázquez, qui est le traducteur et le rédacteur qui se cache derrière FV Traductions.

Publié en 1943, Le Petit Prince est l’œuvre la plus célèbre d’Antoine de Saint-Exupéry. Le livre raconte l’histoire d’un pilote, perdu dans le Sahara, qui rencontre un prince d’une autre planète. Ce prince lui apprend une nouvelle façon d’interpréter les différents aspects de la vie quotidienne.

Le Petit Prince et la traduction

Malgré le fait que beaucoup de personnes le considèrent comme un livre pour les enfants, il propose un contenu philosophique très profond sur la valeur que les adultes accordent aux choses. C’est un sujet universel qui a fait de cet ouvrage l’un des livres les plus lus de l’histoire, notamment grâce aux nombreuses traductions effectuées.

Les particularités de la première édition

Il est intéressant de noter que la première édition du Petit Prince a été publiée en 1943, à partir du manuscrit original en français d’Antoine de Saint-Exupéry, seulement une semaine après.

La maison d’édition Reinal & Hitchcock a été chargé de diffuser cette version qui, selon l’avis des experts, contient plusieurs erreurs essentielles, malgré l’admiration suscitée chez de nombreux lecteurs.

À partir de ce moment, les deux éditions (en français et en anglais) sont devenues la base des interprétations futures et de toutes les agences de traduction.

Les traductions du Petit Prince

L’ampleur de ce travail dans toutes les sociétés est sans précédentes. L’œuvre de Saint-Exupéry a été traduite dans plus de 250 langues, ce qui la rapproche considérablement du statut du livre le plus populaire de la planète : la Bible.

De nombreux dialectes indigènes ont leur propre version de cette livre, qui a même une édition adaptée pour les lecteurs aveugles. D’ailleurs, il s’agit aussi de l’un des rares livres contemporains qui ont également été traduits en latin.

Actuellement, presque toutes les agences de traduction ont travaillé sur Le Petit Prince. En plus, on peut trouver environ 350 éditions différentes en coréen et 50 adaptations en chinois.

La traduction en espagnol

L’écrivain argentin Bonifacio del Carril a été chargé de traduire cette œuvre en espagnol pour la toute première fois. La première traduction a eu lieu en 1951 et elle a été publié par la maison d’édition argentine Emecé Editores.

La première publication en Espagne n’est arrivé qu’en 1965. Néanmoins, la traduction la plus célèbre est celle du poète José Hierro en 1967.


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